Ils entrent dans une grotte et trouvent des dessins d’il y a 30 000 ans : la découverte redéfinit l’histoire

En 1994, le spéléologue Jean-Marie Chauvet a découvert dans la région de l’Ardèche une grotte qui allait changer pour toujours ce que nous savions sur l’art préhistorique. Accompagné de deux collègues, Chauvet a décidé d’explorer cette zone parce qu’il était convaincu qu'elle cachait des découvertes importantes et ainsi, après une recherche longue et exigeante, il est tombé sur une grotte contenant des peintures murales datant du paléolithique supérieur (il y a 40 000-10 000 ans).
via newsner.com
Les explorateurs croient que l’entrée de la grotte a été bloquée par une série de glissements de terrain qui s’est produite il y a environ 21 500 ans. C'est cette accumulation de débris qui a permis la parfaite préservation de l’écosystème que la grotte renferme.


Le site archéologique découvert par Chauvet cachait un millier d'œuvres dont des peintures et des gravures. Parmi eux, il y a quelque 447 représentations de 14 différentes espèces animales.


Outre la qualité inhabituelle de la technique de peinture, ce qui frappe, c'est l'importance des représentations d’animaux dangereux comme les félins, les mammouths et les rhinocéros, par rapport aux animaux plus communs (chevaux et bisons).


L'ensemble des reliques est d’un grand intérêt scientifique.


Dans un premier temps, les experts avaient du mal à croire que le site remontait à la période Paléolithique supérieur à cause de la précision des oeuvres à l’intérieur de la grotte.


Les dernières publications scientifiques (2012) ont confirmé la datation obtenue avec la technique du radiocarbone, stipulant que le travaux datent d’il y a environ 30.000 ans.


Cela signifie que les peintures de Chauvet sont les plus anciennes et les plus élaborées jamais retrouvées et cela chamboule toute nos croyances sur les habilités cognitives des êtres humains de cette époque-là.

